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Illustration en coupe : gaine de chemisage introduite depuis un regard dans une ancienne canalisation fissurée, sans tranchée
  • 1 novembre 2026
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Chemisage de canalisation : réparer une conduite sans casser

Une canalisation fissurée sous une dalle, un raccord déboîté sous la pelouse, des racines qui reviennent chaque printemps : pendant longtemps, la seule réponse était d’ouvrir une tranchée, de casser le sol et de remplacer le tuyau. Le chemisage permet aujourd’hui, dans beaucoup de cas, de réparer la conduite de l’intérieur sans démolir. Voici comment fonctionne cette technique, dans quels cas elle convient, et pourquoi tout commence par une inspection caméra.

Le chemisage, en quelques mots

Le chemisage consiste à créer un nouveau tuyau à l’intérieur de l’ancien. Une gaine souple, imprégnée de résine, est introduite dans la canalisation endommagée depuis un regard ou une ouverture existante. On la plaque ensuite contre la paroi intérieure, puis la résine durcit. Une fois prise, la gaine forme un conduit continu, étanche et lisse, qui ne dépend plus de l’état du tuyau d’origine.

On parle aussi de réhabilitation sans tranchée, de réparation de canalisation sans casse, ou de procédé CIPP (de l’anglais cured in place pipe, tuyau durci sur place). Le principe reste le même : on répare par l’intérieur, sans ouvrir le sol sur toute la longueur.

Illustration en coupe : gaine de chemisage introduite depuis un regard dans une ancienne canalisation fissurée, sans tranchée
La gaine imprégnée de résine est introduite depuis un regard et plaquée dans l’ancienne conduite fissurée : un nouveau tuyau se forme à l’intérieur, sans tranchée (vue en coupe).

Dans quels cas le chemisage est-il adapté ?

Le chemisage répond aux défauts qui touchent la paroi du tuyau sans l’avoir détruit. Les cas les plus fréquents :

  • Fissures et microfissures sur des conduites en fonte, en béton ou en grès, fréquentes dans le bâti genevois ancien.
  • Joints déboîtés ou décalés, par lesquels l’eau usée s’infiltre dans le terrain et par lesquels les racines entrent.
  • Racines récurrentes : après un fraisage, le chemisage ferme les joints qui leur servaient de porte d’entrée. Nous expliquons ce mécanisme dans notre article sur les racines dans les canalisations.
  • Corrosion intérieure d’une colonne ou d’un collecteur en fonte, qui rétrécit le passage et accroche les dépôts.
  • Fuites sous une dalle ou un sol fini (carrelage, parquet, garage, cour pavée), là où une tranchée coûterait cher et prendrait des semaines.

Le chemisage peut porter sur toute la longueur d’un tronçon, ou sur un seul point : on parle alors de manchette ou de chemisage partiel, posé uniquement à l’endroit de la fissure ou du joint défectueux.

Quand le chemisage ne suffit pas

Le chemisage n’est pas une solution universelle. Il devient difficile, voire impossible, dans plusieurs situations :

  • Conduite écrasée ou effondrée : la gaine a besoin d’un passage pour être introduite et plaquée. Un tuyau aplati ou en partie effondré doit être remplacé à cet endroit.
  • Contre-pente marquée : si la conduite s’est affaissée et que l’eau stagne dans un creux, le chemisage reproduit ce creux. Le défaut de pente reste.
  • Décalage important entre deux tronçons : au-delà d’un certain décalage, la gaine ne peut plus épouser la conduite correctement.
  • Diamètre déjà très réduit : la gaine occupe quelques millimètres d’épaisseur. Sur une petite conduite déjà rétrécie, cette perte de section peut compter.

Dans ces cas, une réparation ponctuelle par ouverture, ou un remplacement du tronçon, reste nécessaire. Seule une inspection permet de trancher.

Pourquoi tout commence par une inspection caméra

On ne chemise pas une conduite sans l’avoir vue. L’inspection caméra est l’étape qui décide de tout : elle localise chaque défaut, mesure sa position et sa profondeur, repère les branchements latéraux et révèle les contre-pentes ou les écrasements qui excluraient le chemisage.

Avant l’inspection, la conduite doit être propre. Un hydrocurage retire les dépôts, la graisse et le tartre qui masqueraient les fissures. Après les travaux, un second passage de caméra permet de vérifier que la gaine est bien plaquée et que les branchements ont été rouverts.

Une canalisation fissurée ou des racines qui reviennent ?
Nous commençons par un curage et une inspection caméra pour savoir si le chemisage est possible, à Genève et jusqu’à Aubonne.

+41 79 937 95 94 →

Les étapes d’un chemisage

Un chemisage se déroule en général en cinq étapes.

  1. Curage de la conduite : l’hydrocurage nettoie les parois, et un fraisage retire si besoin les racines ou les concrétions dures.
  2. Inspection caméra et mesures : on localise les défauts, on mesure les longueurs et on repère les branchements à rouvrir.
  3. Préparation de la gaine : la gaine est coupée à la bonne longueur et imprégnée de résine.
  4. Mise en place et durcissement : la gaine est introduite par un regard ou une ouverture, puis plaquée contre la paroi par de l’air sous pression ou par retournement. La résine durcit ensuite, à température ambiante, à l’eau chaude, à la vapeur ou sous lampe UV selon le procédé.
  5. Réouverture des branchements et contrôle : un robot fraiseur rouvre de l’intérieur les arrivées latérales recouvertes par la gaine, puis un dernier passage de caméra valide le résultat.

Pour un tronçon de maison individuelle, l’ensemble tient souvent dans la journée. Pour une colonne d’immeuble ou un long collecteur, il faut prévoir davantage, et organiser une coupure d’usage des appareils raccordés pendant le durcissement.

Chemisage ou tranchée : le comparatif

Critère Chemisage Remplacement par tranchée
Travaux de démolition Aucun ou très limités (accès par regard) Ouverture du sol sur toute la longueur
Durée du chantier Souvent un à quelques jours Souvent plusieurs jours à plusieurs semaines
Remise en état Pratiquement aucune Sol, carrelage, enrobé ou jardin à refaire
Conduite écrasée ou en contre-pente Peu adapté Adapté
Diamètre intérieur Légèrement réduit (épaisseur de la gaine) Conservé ou modifié à volonté
Gêne pour les occupants Faible, coupure d’usage limitée Importante (bruit, accès, poussière)

Ce qui fait varier le coût d’un chemisage

Nous ne publions pas de tarif, car aucun chemisage ne ressemble à un autre. Le prix dépend surtout de :

  • la longueur à traiter et le choix entre chemisage complet ou manchettes ponctuelles ;
  • le diamètre de la conduite et son matériau ;
  • l’accès : regard existant, colonne en gaine technique, conduite sous une dalle ;
  • le nombre de branchements à rouvrir ;
  • l’état de départ : un curage lourd ou un fraisage de racines prend plus de temps.

À comparer avec une tranchée, il faut ajouter au coût de cette dernière la démolition, l’évacuation des gravats et la remise en état des surfaces. Pour les ordres de grandeur des interventions courantes à Genève, consultez notre article sur le prix d’un débouchage de canalisation à Genève.

En immeuble et en PPE : qui décide ?

Dans un immeuble, une colonne de chute ou un collecteur commun appartient en général aux parties communes. Le chemisage relève alors de la régie ou de l’assemblée des copropriétaires, selon le règlement de la PPE. Un rapport d’inspection caméra clair, avec la position des défauts, est souvent ce qui permet de faire voter les travaux. Nous détaillons notre façon de travailler avec les gérances sur notre page régies immobilières et PPE. Pour un raccordement au réseau public, renseignez-vous auprès de votre commune avant les travaux.

Notre approche AM Canalisations

Nous intervenons en amont et en aval du chemisage : curage de la conduite, inspection caméra, diagnostic clair des défauts, puis contrôle du résultat. Le chemisage lui-même est organisé sur demande avec une solution spécialisée, lorsque l’inspection montre qu’il est la bonne réponse. Si une tranchée ponctuelle est plus raisonnable, nous vous le disons.

Nous intervenons dans tout le canton de Genève et dans le canton de Vaud jusqu’à Aubonne (Nyon, Gland et Rolle compris). Nous n’intervenons pas en France voisine.

  • Diagnostic avant toute décision : curage et inspection caméra
  • Recommandation honnête entre chemisage, manchette ponctuelle et remplacement
  • Devis clair avant les travaux
  • 15 ans d’expérience des réseaux genevois, des colonnes en fonte aux collecteurs de villas

Pour faire inspecter une canalisation abîmée, appelez-nous au +41 79 937 95 94 ou demandez un devis gratuit. Pour un simple bouchon, notre page débouchage de canalisations à Genève présente nos interventions d’urgence.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le chemisage d’une canalisation ?
C’est une technique de réparation par l’intérieur : une gaine souple imprégnée de résine est introduite dans la conduite abîmée, plaquée contre sa paroi, puis durcie. Elle forme un nouveau tuyau étanche à l’intérieur de l’ancien, sans ouvrir de tranchée sur toute la longueur.

Peut-on vraiment réparer une canalisation sans casser ?
Oui, dans beaucoup de cas : fissures, joints déboîtés, racines, corrosion intérieure. Le chemisage se pose depuis un regard ou une ouverture existante. Il ne convient pas en revanche à une conduite écrasée, effondrée ou en forte contre-pente, qui doit être remplacée à cet endroit.

Comment savoir si ma canalisation peut être chemisée ?
Par une inspection caméra après un curage complet. La caméra montre la nature et la position de chaque défaut, les branchements latéraux et la pente réelle de la conduite. Sans cette étape, personne ne peut garantir que le chemisage est adapté.

Combien de temps dure un chemisage ?
Pour un tronçon de maison individuelle, souvent une journée, curage et contrôle compris. Une colonne d’immeuble ou un long collecteur demande davantage, avec une coupure d’usage des appareils raccordés pendant le durcissement de la résine.

Le chemisage réduit-il le diamètre de la canalisation ?
Légèrement, de l’épaisseur de la gaine, soit quelques millimètres. Comme la nouvelle paroi est très lisse, l’écoulement reste en général aussi bon, voire meilleur, qu’avec l’ancienne conduite rugueuse ou entartrée. Sur une petite conduite déjà rétrécie, ce point doit être vérifié.

Le chemisage règle-t-il un problème de racines ?
Oui, s’il est précédé d’un fraisage. Les racines entrent par les joints et les fissures ; une fois la conduite nettoyée puis chemisée, ces ouvertures sont fermées. Sans chemisage, un simple fraisage ne fait que repousser le problème à la saison suivante.

Qui paie le chemisage d’une colonne dans un immeuble ?
Une colonne ou un collecteur commun relève en général des parties communes : la décision appartient à la régie ou à l’assemblée de la PPE, selon le règlement. Un rapport d’inspection caméra détaillé aide à faire voter les travaux. Pour un locataire, la réparation d’une conduite défectueuse relève en principe du bailleur.

Canalisation fissurée, racines qui reviennent, fuite sous une dalle : nous commençons par un curage et une inspection caméra pour choisir la bonne réparation, dans tout le canton de Genève et jusqu’à Aubonne.

Devis gratuit →

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