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Illustration en coupe d'un séparateur à hydrocarbures : débourbeur retenant les boues et couche d'hydrocarbures flottante retenue en surface avant rejet de l'eau épurée

Séparateur à hydrocarbures : obligation et entretien à Genève et Vaud

Un parking couvert, une station de lavage, un garage, une station-service ou une aire industrielle produisent des eaux de ruissellement chargées en hydrocarbures : huiles, carburants, graisses moteur. Rejeter ces eaux telles quelles dans les égouts ou le milieu naturel est interdit en Suisse. C’est le rôle du séparateur à hydrocarbures : retenir ces polluants avant que l’eau ne parte au réseau. Encore faut-il l’entretenir, car un séparateur saturé ne protège plus rien et engage la responsabilité de son exploitant. Voici comment il fonctionne et ce que la réglementation attend de vous.

À quoi sert un séparateur à hydrocarbures

Sur toute surface où des véhicules circulent ou stationnent, l’eau de pluie se charge en hydrocarbures et en particules. Le séparateur intercepte ces polluants pour ne rejeter à l’égout qu’une eau débarrassée de sa fraction huileuse. Sans lui, chaque orage enverrait des hydrocarbures directement dans les eaux, ce que la loi ne tolère pas.

L’ouvrage repose sur un principe physique simple : les hydrocarbures sont moins denses que l’eau, ils remontent donc à la surface, où on peut les retenir, tandis que les particules lourdes sédimentent au fond.

Comment il fonctionne

Un séparateur combine généralement deux fonctions, parfois dans une même cuve.

Illustration en coupe d'un séparateur à hydrocarbures : débourbeur retenant les boues et couche d'hydrocarbures flottante retenue en surface avant rejet de l'eau épurée
Le débourbeur retient les boues, le séparateur retient la couche d’hydrocarbures flottante ; seule l’eau épurée est rejetée (vue en coupe).

D’abord un débourbeur : l’eau y ralentit, les sables, boues et particules lourdes se déposent au fond. Ensuite le séparateur proprement dit : dans cette chambre, les hydrocarbures remontent et forment une couche flottante retenue à la surface, tandis que l’eau épurée s’évacue par une sortie basse vers l’égout.

Deux équipements complètent souvent le dispositif :

  • un filtre coalesceur, qui agglomère les fines gouttelettes d’huile en gouttes plus grosses pour une séparation plus poussée
  • un obturateur automatique à flotteur, qui ferme la sortie quand la couche d’hydrocarbures atteint un seuil, empêchant tout débordement vers le réseau

Point essentiel : le séparateur ne fonctionne que tant qu’il n’est pas saturé. Une fois la couche d’hydrocarbures ou le volume de boues trop important, l’eau polluée passe, ou l’obturateur bloque l’écoulement. D’où l’importance de l’entretien.

Qui est concerné

L’obligation d’équiper une installation d’un séparateur concerne toutes les activités susceptibles de rejeter des hydrocarbures depuis une surface imperméabilisée :

  • stations-service et aires de distribution de carburant
  • garages, ateliers mécaniques et carrosseries
  • parkings couverts et parkings souterrains
  • places et tunnels de lavage de véhicules
  • aires industrielles et logistiques, dépôts de flottes et de bus
  • déchetteries et zones de stockage exposées

Si vous exploitez ou gérez l’un de ces sites, y compris en tant que régie ou gestionnaire de parking, vous êtes responsable du bon fonctionnement et de l’entretien de l’ouvrage.

Séparateur à vidanger ou à contrôler ?
Nous réalisons le curage et la vidange par camion pompe dans tout le canton de Genève et jusqu’à Aubonne, avec justificatifs de traitement.

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Les obligations d’entretien

Un séparateur n’est conforme que s’il est entretenu et suivi. Les principes d’exploitation, cadrés par la norme SN EN 858 relative aux séparateurs de liquides légers, tournent autour de quelques exigences :

  • Contrôler régulièrement le niveau de boues dans le débourbeur et l’épaisseur de la couche d’hydrocarbures
  • Vidanger et curer périodiquement l’ouvrage par une entreprise agréée, avant saturation
  • Éliminer les déchets (boues et hydrocarbures) via une filière autorisée, avec justificatifs
  • Tenir un carnet d’entretien consignant les dates, les volumes et le prestataire
  • Faire contrôler l’étanchéité de la cuve périodiquement
  • Remettre en eau propre après nettoyage, pour que le séparateur fonctionne dès la remise en service

Les fréquences et seuils exacts dépendent du dimensionnement de l’ouvrage, de son usage et des exigences cantonales. À Genève et dans le canton de Vaud, ces obligations sont contrôlées par les services cantonaux de l’eau, auprès desquels il faut vérifier la périodicité précise applicable à votre installation.

Ce que vous risquez sans entretien

Le rejet d’hydrocarbures dans les eaux constitue une infraction à la Loi fédérale sur la protection des eaux (LEaux) et à son ordonnance (OEaux). Au-delà de l’atteinte à l’environnement, un séparateur non entretenu expose l’exploitant à sa responsabilité en cas de pollution : les frais de dépollution et les conséquences légales sont sans commune mesure avec le coût d’un entretien régulier. Le carnet d’entretien et les justificatifs d’élimination des déchets sont précisément ce qui prouve, en cas de contrôle, que vous avez rempli vos obligations.

Notre intervention à Genève et dans le canton de Vaud

AM Canalisations réalise le curage et la vidange des débourbeurs et séparateurs à hydrocarbures par camion pompe, avec traitement des déchets en filière agréée et remise d’un rapport d’intervention exploitable pour votre carnet d’entretien. Nous intervenons aussi bien ponctuellement que dans le cadre d’un contrat d’entretien planifié, utile pour ne jamais laisser l’ouvrage atteindre la saturation. Pour les gestionnaires de parkings et les régies, ces prestations s’intègrent à notre offre pour les professionnels de l’immobilier.

Nous intervenons dans tout le canton de Genève et dans le canton de Vaud jusqu’à Aubonne (Nyon, Gland, Rolle compris). Nous n’intervenons pas en France voisine.

Ce qui caractérise notre intervention :

  • Curage et vidange par camion pompe, débourbeur et séparateur
  • Traitement des déchets en filière agréée, avec justificatifs
  • Rapport d’intervention pour votre carnet d’entretien et vos contrôles
  • Disponibilité 24h/24, 7j/7 en cas de débordement ou d’obturateur bloqué, délai habituel sous 2 heures
  • 15 ans d’expérience locale en pompage et assainissement

Pour un curage, une vidange ou un contrat d’entretien, appelez-nous au +41 79 937 95 94 ou demandez un devis.

Questions fréquentes

À quoi sert un séparateur à hydrocarbures ?
Il retient les hydrocarbures (huiles, carburants) présents dans les eaux de ruissellement d’une surface où circulent des véhicules, avant que l’eau ne parte à l’égout. Les hydrocarbures, plus légers que l’eau, remontent et sont piégés en surface, pendant que les boues décantent au fond. Sans cet ouvrage, ces polluants iraient directement dans les eaux, ce qui est interdit.

Qui est obligé d’installer un séparateur à hydrocarbures ?
Les exploitants de sites susceptibles de rejeter des hydrocarbures : stations-service, garages, ateliers, parkings couverts, places de lavage, aires industrielles et logistiques, déchetteries. Dès qu’une surface imperméabilisée est exposée aux hydrocarbures et raccordée au réseau, un séparateur dimensionné est en principe requis. Les exigences précises relèvent du canton.

Quelle différence entre débourbeur et séparateur ?
Le débourbeur retient les matières lourdes (sables, boues) par décantation. Le séparateur retient les hydrocarbures, plus légers que l’eau, qui remontent en surface. Les deux fonctions sont complémentaires et souvent réunies dans un même ouvrage : le débourbeur protège le séparateur en amont.

À quelle fréquence faut-il vidanger un séparateur ?
Cela dépend du dimensionnement de l’ouvrage, de l’intensité d’usage du site et des exigences cantonales. Le principe est de vidanger et curer avant la saturation, ce qui suppose un contrôle régulier du niveau de boues et de la couche d’hydrocarbures. Un contrat d’entretien fixe une cadence adaptée et évite les oublis. Vérifiez la périodicité imposée auprès du service cantonal de l’eau.

Que risque-t-on en l’absence d’entretien ?
Un séparateur saturé laisse passer les hydrocarbures vers le réseau, ou son obturateur bloque l’écoulement et provoque un débordement. Le rejet d’hydrocarbures dans les eaux est une infraction à la LEaux qui engage la responsabilité de l’exploitant, avec des frais de dépollution potentiellement lourds. L’entretien régulier et sa traçabilité sont la meilleure protection.

Comment savoir si mon séparateur est saturé ?
Par le contrôle du niveau de boues dans le débourbeur et de l’épaisseur de la couche d’hydrocarbures dans le séparateur. Un écoulement ralenti, une odeur d’hydrocarbures ou le déclenchement de l’obturateur automatique sont des signaux d’alerte. Le contrôle régulier, consigné au carnet d’entretien, permet d’anticiper avant le débordement.

Faut-il tenir un carnet d’entretien ?
Oui, c’est une pièce essentielle. Le carnet consigne les dates d’intervention, les volumes vidangés et le prestataire, et il s’accompagne des justificatifs d’élimination des déchets. En cas de contrôle cantonal, c’est ce qui prouve que l’ouvrage est correctement exploité et que vous avez rempli vos obligations.

Garage, parking, station-service ou aire industrielle : nous curons et vidangeons vos débourbeurs et séparateurs à hydrocarbures dans tout le canton de Genève et jusqu’à Aubonne, déchets traités en filière agréée et rapport pour votre carnet d’entretien.

Devis entretien →

AM Canalisations Sàrl · Rue de Montchoisy 29, 1207 Genève · +41 79 937 95 94 · 15 ans d’expérience en débouchage, curage et pompage à Genève et dans le canton de Vaud.

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